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CONSPIRATION d' ASSASSINAT
et d' EMPILEMENT
de CRIMES de FORFAITURES

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RÉCIT / DÉVELOPPEMENT

b ) -- JE me DÉPLACE  RAPIDEMENT à BORDEAUX

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RAPPEL du SOMMAIRE

---  PAGE  INDEX  ( Haut de page )     Accès direct

---  INTRODUCTION / SCHÉMA de l' AFFAIRE     Accès direct

---  DESCRIPTION  RÉSUMÉE  de  l' AFFAIRE     Accès direct      

---  RÉCIT / DÉVELOPPEMENT     Accès direct :  
          a  )  -  CONTEXTE du DÉBUT de l' AFFAIRE
          
b  )  -  JE me DÉPLACE  RAPIDEMENT à BORDEAUX
          c  )  -  DESCRIPTION  DÉTAILLÉE du DRAME
         
 
d  ) 
 -  Le MAQUILLAGE des PREUVES  MATÉRIELLES ,
                                                  l' OCCULTATION des ÉLÉMENTS  DIVERS ,
                                                                                   et l' ÉTOUFFEMENT de l' AFFAIRE .

---  Commentaires des pièces jointes , en bleu-vert .

---  TENTATIVES de l' ESTABLISHMENT     Accès direct
     
 pour faire taire les dénonciations de cette CABALE d' assassinat et de
      ses maquillages

---  LISTE des DÉPUTÉS ou MINISTRES     Accès direct
     qui ont fait ou qui font silence sur cette affaire

---  LISTE des ORGANES de PRESSE CONTACTÉS     Accès direct

---  La BIDON COUR EUROPÉENNE des BIDONS DROITS de l' HOMME  Accès direct

---  CONCLUSIONS     Accès direct

---  PSEUDO- RÉPUBLIQUE et DÉMOCRATIE de THÉÂTRE   Accès direct

---  Liens vers d' autres affaires présentant des similitudes     Accès direct

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RÉCIT / DÉVELOPPEMENT

b ) -- JE me DÉPLACE  RAPIDEMENT à BORDEAUX

C' est dans la matinée de ce vendredi 28 octobre 1994 que F.D. apprend la mort tragique de sa fille , quelques heures après le drame donc .
Je n' ai toutefois  jamais pu savoir à quelle heure exactement .
Elle m' a dit dans les débuts de l' affaire , que les policiers de Vichy étaient venus à
son domicile vers 8.h.00  pour lui apporter la nouvelle alors qu' elle venait de partir à son travail , que ne la trouvant pas ils auraient confié cette scabreuse mission d' information à ses plus proches voisins , et que ce n' est que vers midi en rentrant chez elle qu' elle aurait été informée par ceux-ci  ... ... 
Quoi qu' il en soit , il est un fait que c' est vers midi qu' elle appelle notre père Marc , à Annonay , pour lui faire connaître la nouvelle .   Celui-ci me la répercute une demi-heure plus tard à mon domicile ,
voisin d'.une dizaine de kilomètres .
Je contacte de suite F.D. pour lui demander des précisions - elle n' en a guère - et  je lui propose de la rejoindre au plus vite à Vichy avec notre père , puis de partir immédiatement pour Bordeaux , ce que de prime abord elle accepte .

Ma voiture est malencontreusement indisponible , mon père passe me prendre avec la sienne .
Avant de partir , nous nous efforçons de parler et de réfléchir à tout ce qu' il sera utile de voir et de faire à Bordeaux .   Puis nous partons pour Vichy .   Je prends le volant , car mon père qui a 71 ans à cette époque , est gêné pour conduire par quelques rhumatismes .

Nous arrivons chez F.D. vers 19 heures ce vendredi 28 octobre .
Elle habite un quartier pavillonnaire situé presque à la lisière de la ville .   J' ai les tripes nouées en entrant dans cette maison que Karine ne reverra jamais , même pas du fond de son cercueil , car  je sais déjà qu' elle sera enterrée à Annonay .
Nous parlons à mi-voix des circonctances supposées du drame .
Vers 20 heures ,  je commence à être perplexe que F.D. ne manifeste pas d' empressement à partir pour Bordeaux .   Vers 21 heures son immobilisme incompréhensible , malgré mes encouragements à démarrer au plus vite , commence à m' inquiéter sérieusement .   Toutefois à ce moment là ,  je mets encore son attitude sur le compte de la logique très spéciale que  je lui connais .
Intérieurement  je m' étrangle :  il est quand même stupéfiant qu' elle ne comprenne pas l'.importance qu'.il peut y avoir à arriver le plus vite possible à Bordeaux .   Mais  je retiens mon exaspération , car vu son caractère plus ou moins irascible , il vaut mieux éviter de l'.indisposer et de créer ainsi une situation de blocage sans issue .
Et puis subitement , excédée , elle  jette le masque : " Il n' est pas question pour elle de partir vers Bordeaux , ni ce soir ni demain ".   " On"  lui a dit de Bordeaux , de ne pas venir voir le corps de sa fille  avant au moins  après l' autopsie , prévue pour samedi soir , et que de plus il n' est pas indispensable qu' elle se rende sur place .   Je sursaute :
 " On " a dissuadé F.D. de venir voir le corps de sa fille avant la mise en bière !!!   Qui ça " on " ?   Elle reste dans le vague sur le sujet ... ...   Mais en revanche elle ne fait plus mystère qu'.elle entend suivre cette injonction !!!   Je suis stupéfait ... 

Ce " détail " qu' elle vient de finir par lâcher amplifie ma hâte à partir pour Bordeaux .
Mais  je ne sais trop par quel bout prendre la situation :  je n' ai pas de voiture sous la main pour partir seul à Bordeaux , et  je sais d' avance que notre père avec son caractère à fuir les problèmes , se rangera en tous points sur la ligne de sa fille .
Il est maintenant 22.h.30 je ne sais pas quand part le prochain train pour Bordeaux , ni même d'.ailleurs où est la gare .   Je m' apprête à quitter la maison et à partir seul .
Tout à coup vers 23 heures , F.D. se décide :  " Bon d' accord , partons pour Bordeaux ".
Je ne saurai  jamais lequel de mes arguments l' a convaincue de changer d' avis .   J' ai supposé par la suite , avec le développement des divers événements , qu' elle a réalisé à ce moment que  j' avais raison et qu' il était préférable de s' efforcer d' en apprendre le plus possible sur les circonstances de la mort de Karine , qu' elle choisisse ensuite d' intenter une action judiciaire ...  ou de ne pas en intenter ... ...

Elle décide que nous ferons le voyage avec sa voiture .
J' aurais préféré la voiture plus robuste de mon père , mais c'est un moindre mal .
Nous embarquons ,  je roule d' une traite jusqu' à Bordeaux , samedi à 5 heures du matin nous sommes dans le centre ville .

Je me rends au pied de l' immeuble où Karine s' est écrasée 23 heures plus tôt .   Rien n' est visible , il n'.y a pas le moindre reste de trace de sang sur le bitume .   Mais ça ne me surprend pas ,  je sais qu' il a plu fortement sur Bordeaux dans la matinée du vendredi .
La mère et le grand-père de Karine qui sont là , à 10 mètres de l' endroit précis où elle vient de mourir tragiquement , n' ont pas pris la peine de descendre de voiture , bien qu' ils ne dorment pourtant pas
Je n' en crois pas mes yeux , l' écœurement me remonte les tripes .

Un peu avant 8 heures ,  je me rends à l' Institut médico-légal en compagnie de mon père .
F.D. ne veut pas venir , elle choisit de rester au café à quelque distance de là .

Compte-tenu de l' ambiance de l' affaire que  je commence à entrevoir ,  je m' attends à ce que les employés de
la morgue aient reçu pour consigne de refuser à sa famille la visite du corps de Karine , mais  j'.ai bien l'.intention de rentrer coûte que coûte .

Je sonne .
Deux employés viennent ouvrir , l' un d' eux achève d' enfiler sa blouse blanche .
Ils viennent d' entamer leur période de service semble-t-il .
J' ai du mal à articuler une parole , mon père prend le relais , il dit simplement : " Karine Décombe ".
" Oui , vous pouvez la voir"
, nous répond un des deux employés , sans faire de difficultés contrairement à mes craintes .
Il semble qu' ils n' aient pas - ou pas encore - reçu de consignes particulières .
Ils nous disent toutefois :  " Nous devons vous prévenir que le corps est tel qu' il a été réceptionné dans le service ;  le visage en particulier est recouvert de sang ".
Je réponds : " ça ne fait rien nous le verrons tel qu' il est ".
J' ai failli ajouter et laisser échapper ,
que c'.était précisément ce que nous venions voir .
En écoutant cette information je décale négligemment un peu plus de l' axe de leur vue , mon bagage à main .

Nous entrons .   Une quinzaine de mètres de couloir , puis la porte d' une salle , celle où se trouve le groupe réfrigérant .   Les deux employés entrent , nous disent d' attendre un peu , referment la porte derrière eux .  Cinq à dix minutes plus tard ils ressortent , nous font entrer , referment à nouveau la porte derrière eux après êtres ressortis et nous avoir introduits dans la salle , en nous disant simplement de ".ne toucher à rien en raison de l'enquête ".
Puis ils rejoignent leur bureau , une petite pièce à quelque distance de là .

Karine est là devant nous à 5 mètres , étendue sur un chariot .   Nous nous approchons .   Elle est raide , glacée , ses yeux noisettes grands ouverts vers le plafond .
Son visage est recouvert d' un certain nombre de coulures de sang très parlantes , bien sur déjà brunies , et qui à partir d' une blessure située sur le sommet de sa tête
, ont ruisselé  jusqu' à la pointe de son menton .
Le reste du corps est recouvert d' un drap blanc .
Sous celui-ci , son blue-jean déchiré et largement ouvert sur le devant , les bottines entièrement délacées ainsi que fortement et inexplicablement détériorées , les traces crayeuses et insolites sous les semelles.....

Jusqu' au bout  j' avais espéré que l' annonce de la mort tragique de Karine ait pu être une méprise ou une confusion d' identité de la part des autorités de Bordeaux .   Mais non .   C'est bien elle .

Nous quittons l' Institut médico-légal et nous retournons au café .
" Alors ? ", me demande la mère de Karine .   Je réponds assommé , " c'est bien elle ".
Nous demandons un  journal et recherchons si la mort de Karine y figure .   C' est " Sud-Ouest " du jour , samedi 29 octobre 1994 .   Après une longue recherche et l' aide du barman , nous trouvons à la page des tôles froissées , un article de 4 cm sur 4 cm , titre compris , qui déclare catégoriquement et
à 4 reprises dans ce minuscule espace
, qu' " une jeune femme désespérée ", sans autre précision , s' est jetée par sa fenêtre le matin précédent , cours d' Alsace-et-Lorraine à Bordeaux .

Vers 9 heures 30 nous nous rendons aux Pompes funèbres générales , situées près de l'.Hôtel de ville , à quelques centaines de mètres de l' endroit où Karine est morte .
Sa mère décide de rester dans la voiture , nous laissant le soin à notre père et à moi de choisir le cercueil et les détails du transports du corps jusqu' à Annonay .   Parfois pendant cette opération  je reviens toutefois à la voiture pour lui demander son avis sur tel ou tel point particulier .
Mon père prend l' initiative de régler la facture , en précisant à l' employé des pompes funèbres que son compte-chèques n' est à ce moment-là pas tout à fait assez approvisionné , mais qu' il doit recevoir son versement de retraite prochainement .
Je m' apercevrai plus tard que ces 2 détails anodins prendront une certaine importance pour la suite .

Vers 11 heures nous nous rendons à l' appartement que Karine occupait au sommet de l'.immeuble du 74 cours d' Alsace-et-Lorraine , avec une autre étudiante .   Celle-ci nous ouvre la porte .   Nous échangeons quelques brèves salutations .
Nous essayons d' obtenir des détails sur les circonstances de ce drame .   Nous n' apprenons que peu de choses à cette occasion .
Je ne parle pas à la colocataire de notre visite à la morgue , de la blessure à la tête très insolite de Karine , ni des coulures de sang plus insolites encore qui en étaient issues .

Elle nous résume sommairement sa version de ce qu' elle dit savoir :
" Jeudi vers 22 heures , elle est partie avec Karine à la soirée de fête hebdomadaire organisée par leur école , où elles ont retrouvé leurs fréquentations étudiantes habituelles .   Cette soirée n' a été marquée par aucun incident particulier .   Toutefois Karine a été délaissée par son petit ami , qui a dansé ce soir là exclusivement avec une autre fille .   Après être rentrée à son appartement vendredi vers 4 heures du matin , Karine était très émotionnée de l' attitude de son petit ami , et elle ne retenait plus ses sanglots ".
Vers 5 h.30 du matin (  !... ) , la colocataire dit avoir quitté l' appartement pour aller dormir chez son propre petit ami , dans un autre quartier du centre ville ( ... ) .
Elle " suppose" qu' aussitôt après son départ , Karine à ingurgité une bonne partie d' une bouteille de rhum d' un demi-litre dans le but de se suicider , et que donc vers 6.h.00 soit une demi-heure plus tard ( !... ) , elle s' est  jetée par la fenêtre .
La colocataire nous montre la bouteille de rhum en question , toujours à la même place près de 30 heures après le drame , renversée au pied de la fenêtre de la chambre de Karine , " où celle-ci l' a abandonnée avant de se jeter dans le vide ".

Personne apparemment n' a trouvé bon de ramasser la bouteille , même pas pour l'.examiner au moins sommairement , et donc pas non plus les policiers qui sont venus visiter cet appartement 3/4 d' heure environ après la mort de Karine !!!
Ceci alors que par la suite.,
ils feront largement état dans leurs commentaires verbaux et leur rapport , de cette bouteille de rhum , ainsi que de son contenu disparu selon eux dans l' estomac de Karine , reprenant simplement en cela les déclarations issues
des ".suppositions " de la colocataire !!! ...

Il s' avérera en fait par la suite , que l' expert toxicologue admettra dans son rapport une alcoolémie de 0,85 gr/l. de sang , c' est-à-dire en l' occurrence particulièrement banale pour un  jeune revenant d' une soirée de fête comme c' était précisément le cas .
Alcoolémie donc sans aucune correspondance , avec la prétendue ingestion d' un bon tiers de litre de rhum en l' espace d' une demi-heure .
L' expert indiquera dans ce même rapport , n' avoir décelé aucune autre substance , dans les analyses de sang et de viscères de Karine .

" Quelqu' un a vomi dans les w.c. entre 5 h 30 et 6 h 00 , à la suite de son ingestion d'.alcool ", nous affirme la colocataire tout en nous disant en avoir déjà nettoyé les traces .
Contrairement à la bouteille de rhum , qu' elle a donc trouvé bon de laisser en évidence ...
Elle affirme " supposer que ce ne peut être que Karine qui a vomi dans ce créneau de temps " ( ... ) .

Je monte sur le rebord de la fenêtre d' où Karine est tombée , pendant que sa mère qui semble sortir de sa placidité , discute avec une certaine animation avec la colocataire , du pourquoi et du comment de la présence de cette bouteille
La hauteur du vide  vue d' en haut  est importante , et la pensée que Karine est tombée dans sa mort  de cet endroit  quelques heures auparavant , me glace les os .   Il y a une bonne quinzaine de mètres .
La fenêtre est du type mansardé , et la largeur de son rebord se trouve augmentée par une corniche et une gouttière .   Il faut en fait s' avancer un peu sur cette corniche pour apercevoir la rue loin en dessous .

Nous commençons ensuite à déménager les affaires personnelles de Karine ...

Dans le petit vestibule d' entrée je ne prête pas attention à une tenture du format d' une porte , que  je suppose cacher une penderie de vêtements .
J' apprendrai quelques semaines plus tard , qu' à cet instant , cette tenture cache en fait un escalier qui permet d' accéder à la partie supérieure de cet appartement , lequel comprend en réalité 2 niveaux .
Et que de plus , cette tenture d' ordinaire inexistante , n' a été disposée là , que dans l'.optique de la venue de la famille de Karine , afin d'.occulter dans la mesure du possible l'.existence du 2e 
niveau de cet appartement ... ... ...

En descendant la cage d' escaliers avec des cartons dans les bras je croise un homme avec ses enfants , habitant l' immeuble .   Celui-ci , d' après ce que  j' apprendrai  indirectement quelques semaines plus tard  au cours de mes premières recherches , sait déjà à cet instant , pas mal de choses importantes sur la mort tragique quelques heures plus tôt , de la jeune fille habitant également ici .
Tout comme d' autres habitants de l' immeuble , il est au courant de l' anormal remue-ménage qu' il y a eu cette nuit du drame dans cette même cage d' escaliers .
Cet homme ne peut manquer de comprendre en me voyant effectuer ce déménagement , que  je suis un proche de la victime .   Pourtant il n' éprouve pas le besoin de me dire le moindre mot , et passe son chemin....
Il changera de domicile peu de temps plus tard vers un autre quartier , le temps probablement d' avoir trouvé le nouvel appartement .
Dans les mois suivants , la plupart des habitants de cet immeuble changera également de domicile ...

En début d' après-midi je me rends au commissariat de police avec la mère de Karine .
L' un des 2 inspecteurs qui viennent d' êtres chargés par le parquet d'une " enquête préliminaire "  sur cette mort , nous reçoit .   Il nous indique ce qu' il dit savoir , c' est à dire en fait essentiellement les déclarations de 2 étudiants , dont la colocataire que nous avons rencontrée nous mêmes quelques heures plus tôt .
Il nous dit en outre que selon ces mêmes dépositions , Karine aurait fait une " précédente tentative de suicide , onze mois avant sa mort , par entailles aux poignets ".   Stupéfaction totale de la mère de Karine et de moi-même qui n' avions  jamais entendu parler de ce prétendu fait .
Ce même inspecteur admettra quelques semaines plus tard , lors d' un de mes passages à Bordeaux , que les traces de ces entailles n' avaient pu êtres détectées par les médecins légistes au cours de l' autopsie du corps .
( Ce qui revenait à dire que ces étudiants avaient de toute évidence menti  intentionnellement dans leurs dépositions  ... )

Au cours de cette première visite au commissariat de Bordeaux , le lendemain de la mort de Karine ,  je ne parle pas à l' inspecteur , de ce que  j' ai vu sur le corps quelques heures plus tôt à l' Institut médico-légal , ni même que  je m' y
suis rendu .

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J' apprendrai indirectement un an plus tard , au cours de mes échanges verbaux avec le juge d'.instruction , nommé à la suite de ma plainte avec constitution de partie civile pour homicide volontaire ,
que c' est à peu près à ce moment ,
entre 14 et 16 heures le samedi 29 octobre 1994 , où  je me trouvais avec la mère de Karine au commissariat de Bordeaux , en face de l' un des 2 inspecteurs chargés de cette " enquête préliminaire",
qu' un " individu indéterminé ", appelons le comme ça , était lui , à l' Institut médico légal
- service auquel il n' appartenait pas - dans le but de maquiller la preuve principale de l'.assassinat , c' est à dire les coulures de sang de forme particulièrement révélatrice , issues de la blessure située sur le sommet de la tête , et présentes sur le visage de Karine .
Ces mêmes coulures de sang que  j' avais pu constater de visu quelques heures plus tôt , en début de matinée de ce même jour .

Cet individu réussira en partie sa mission , probablement à la faveur d' un créneau de temps où il pourra rester seul quelques minutes devant le corps de Karine , sans la présence des employés de la morgue .
( Peut-être , voire probablement , était-il venu avec un ou deux auxilliaires , chargés eux , d' occuper les 2 employés de l' IML dans une autre pièce ... )

Il réussira à modifier rapidement et complètement ces coulures de sang , et à en tirer une photo couleurs , par elle-même d' excellente qualité .
Malheureusement pour lui , dans la précipitation à laquelle il sera contraint à cet instant , il oubliera dans sa mise en scène divers détails essentiels , démontrant la réalité de cette opération de maquillage .

Cette photo résultant d' un maquillage grossier , effectué à l' Institut Médico-Légal sur le visage de Karine , sera placée dans le rapport d'"enquête préliminaire" , C' EST  UN  FAIT , en lieu et place des photos du corps que les policiers auraient normalement dû réaliser sur le lieu de la défenestration ... ...

C' est donc cette même photo que  je découvrirai un an plus tard , alors que me trouvant dans le bureau du  juge d' instruction à la suite de sa convocation pour audition , il venait de me tendre à l' improviste ce carré de papier .
Après avoir examiné une bonne minute cette photo pour être sur que  je ne rêvais pas ,  j' ai déclaré au  juge l' instant de stupéfaction passé , que cette photo ne correspondait pas du tout à ce que  j' avais VU sur le visage couvert de sang de ma nièce à l' IML , 26 heures après sa mort .
J' avais déjà dans l' argumentation écrite de ma plainte pour homicide volontaire , largement développé la description de ces coulures de sang , et  je venais dans cette présente audition de répéter au  juge de vive voix la dite description , tout au long de la demi-heure précédente  ... ... ...

J' ai adressé quelques jours plus tard au  juge , un courrier RAR , destiné à réitérer ma déclaration faite dans son bureau , selon laquelle les coulures de sang sur le visage de ma nièce avait été modifiées complètement et intentionnellement après ma propre visite du corps , et forcément peu avant la réalisation de la photo qu' il m' avait montrée .   ( Et donc qu' il s' agissait d' une opération de maquillage de la part de l'.individu qui avait tiré cette photo ... )

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Ci-dessous , la première page de la demande d' Acte - une demande d' audition de 15 témoins - que  j' ai adressée au  juge d' instruction le 06 novembre 1995 , quelques jours après qu' il m' ait convoqué à son cabinet .

Dans cette demande d' audition de témoins je renouvelle en préambule au  juge , ( passage encadré de rouge dans la copie ci-dessous ) , l' affirmation que  je lui avais faite de vive voix , selon laquelle la photographie ( en couleurs et d' excellente qualité ) du corps de Karine qu' il m'.avait présentée dans son cabinet , ne correspondait absolument pas à ce que  j' avais vu moi-même sur le corps au cours de ma visite à la morgue , quelques heures à peine avant la réalisation de cette photo .
Visite à l' IML au cours de laquelle  j' avais pu constater , que les coulures de sang à l'.orientation particulièrement révélatrice présentes sur le visage de Karine , prouvaient qu'.elle avait été blessée sur le sommet du crâne bien avant la défenestration .

Il ressortait suffisamment clairement  je crois , de mes déclarations verbales et écrites au juge d'.instruction , que cette photographie avait donc été réalisée , après un maquillage sur le corps de la victime , de la preuve principale du crime , et ceci dans la chambre froide de l' Institut médico-légal de Bordeaux .

 

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